Septembre blanc
Je fais ce geste de ne pas mêler le fruit à la terre Mais de l'élever Au petit matin la lune fuit dans les champs Septembre blanc Serais-je Intimement recueil ?
Poésies
Je fais ce geste de ne pas mêler le fruit à la terre Mais de l'élever Au petit matin la lune fuit dans les champs Septembre blanc Serais-je Intimement recueil ?
( Dan McCaw - Landscape with figure ) De sous vivre un jour Tu t'écrouleras Danseuse abîmée corps et âme Les jours les mois les nuages Défileront Grains de sable Chrysalide durcie d'indifférence Tu laisseras ta vieille peau Ta peine de solitude Choir...
( Photo: Yoshiro Kimura ) Chaque jour j'accepte deux mondes Mon sentier désert Court les jardins publics L'os de ta hanche parfois Me visite d'un battement de cils J'ignore la couleur de ton matin
( Photo Cédric Merland ) La montagne effondrée Je reste suspendu Donne-moi le la Mon ciel extraordinaire Ta peau à petits pas
( Clo Grenaille - Céladon céleste - Encre sur glace ) Un silence soudain Sans harmonie Au coeur l'absence Le vide prend corps En profondeurs Y sombrent des galops Entiers Comme des nuages J'arpente du poing ce lac gelé Endormi dans le miroir
( Loisel & Tripp - Magasin Général 4, Confessions ) Tu ne dis plus mon nom Ne l'écris plus Il courait sous ma peau Araignée de cils J'entends sa musique Inhalée Prête à rompre le silence Deux fois Grattement à la porte Mon nom Et les étoiles dansent
1° Je ne peux qu'effleurer les jours Tant que ce petit bout d'ailleurs Ne m'est rendu 2° Le frais de la lumière Le clapotis des marches Ne sont que prémisses Tout va mugir Se tordre encore figé Craquer puis rompre Un jour Il n'y aura plus de printemps...
( Gerry Lamarre - Danser avec les esprits ) Comment prétendre au monde Si l'on ne connait pas son chant Le miel d'août L'humilité de l'après-midi Le bain des saisons L'ombre veloutée du quant-à-soi Fissure L'absolu besoin de diversité Un mur
Il y a Sur ma tartine aux fruits de juillet Un soupçon de brûlé Quelque prénom Peut-être
Armatures 1° L'orage ponctue la pente Et tout s'effiloche L'originel turquoise d'une rivière L'abeille et le rapace La lisière s'effacent L'armature même De la montagne vacille 2° Choisir une pente Se déplier 3° Avec le soleil Nous n'avons qu'un immatériel...
( Le Beffroi - Sabine Lavaux- Michaëlis ) Les plus beaux troncs Se creusent Des siècles avant leur chute Je suis petit et lourd Mais te promets dans une prochaine vie La musique de mes paumes Je volerai Tu seras là Tu seras mon aile Je marcherai toujours...
1* J'ai rendez-vous Au milieu des robes Des chats et des places Avec un fantôme Celui de la fable étranglée Des chemins refusés Je me perds toujours dans les pages des cahiers lacustres 2* Venise est vide Pleine de soleil et de canaux Mais les arches...
La danse des feuilles dans la tenue du soir et rare ce qui gazouille est humain Instant Dois-je parler du chat Il y a les troncs façonnés de si longtemps Ma main, mon poids Je pèse de tout mon être sur le devenir Chaque vie, son est une surprise créée...
( Photo Sylvie Collin ) Trois épaisseurs de feuillages Le tilleul pour le calme Le figuier pour le goût Et le nuage pour l'éther La déesse au dessus Opaline diaphane sublime Te dit Mon Fils
( Sabine Lavaux-Michaëlis : I mmersion ) J'écris pour toi parfois Mais rien n'est vrai Ni toi Ni le passé Ni la force L'amour est poésie Chaque définition est maillon de sa périphérie Mais rien de plus Juste la mélancolie Et sa définition