Apathie d'une tristesse
( Photo : Elis Podnar ) Je me détache Caprice désagrégé Sur la rivière Ma petite blessure Se pose Migratrice Apathie d’une tristesse
Poésies
( Photo : Elis Podnar ) Je me détache Caprice désagrégé Sur la rivière Ma petite blessure Se pose Migratrice Apathie d’une tristesse
( Photo : Elis Podnar ) Sur le chemin du vide L’ennui décline la lumière À chaque pas Tout fuit aux alentours Rien ne touche du bout des ailes Un regard déjà loin gracile fragile aérien Conscient des tourments Je tends la main Nuée d’oiseaux blancs
( Hugo Pratt - L es celtiques ) Derrière une herbe Se cachent les légendes Le Nord grignote le sol Quelqu’un te hait Tu existes, donc S’asseoir Et dessiner des ronds dans l’eau La lande est grise Se lever Lancer un dernier caillou Et disparaître
(Photo : Yoshiro Kimura) La brume étouffe le matin Je sais le marais là-bas La roselière en son milieu Mais les couleurs Je cherche leurs sons Au jaillissement du souvenir Sous le vitrail des paupières
Nous passons bohémiens Une aube entre deux rires La lumière timide Et le profond des surfaces Aux gorges du ciel Au dessous des couleurs
(Naïade - John William Waterhouse) Sèves élaborées aux paupières lumineuses Vibration de l’onde frappée d’autres pleurs Je brûle aux cours des naïades Coloré de pollens Je suis désordre Je suis aussi Ce que je ne sais pas J’isole des petites choses et...
( Photo Elis Podnar ) Ta peine ancienne remonte au germe du ciel Elle visite les tempêtes entre deux sommeils Tu as droit à un collier de pleurs Et à un seul b onheur
Tu offres ta peau aux éléments Mes morsures t'indiffèrent Le vent est ton amant Je comprends L'extrême de mes doigts Sur ta non épaisseur Trouve mon corps Je ne peux embrasser le vide Ma respiration se fait p as Brume follette Je recule
(Jean-Michel Basquiat) Je regardais ce fruit Sa tête de peintre La question fut pourquoi mourir Nous pourrions être feuilles ou rivières Ou le mois de février Lune aussi Et nous continuons sans ambition À défiler le tricot des jours Il y a forcément un...
(Egon Schiele) Je rentre D'attendre Le manteau promis La chaleur du chant Le jeu des mains aux fonds des poches J'ai froid
(Jean-Michel Basquiat) L'âme en état Soleil Entre chaque fracture Connaît des états d'âme L'infini révolu S'offre dans ces silences C'est le propre du Poète Il entend le bruissement du tout Il entend la genèse Et la beauté Et la perte du cri Moi aussi...
Le vent ne disait rien Engouffrait les envies Il manquait la fraîcheur Ou la magie d'une pluie La vie devant la vie derrière Nos doigts immobiles
(Photo Joëlle Pétillot) J'ai trouvé aux confins des sables Un sourire d'octobre Pâle et sincère Juste contenir Ces vides incompressibles Il n'y aura dans le manque Jamais de douceur
(Photo Elis Podnar) La pluie éveille ma traversée Chaque goutte est un avenir perdu Le bien Le mal S'écoulent Ruissellent J'avance sur les pas de l'eau
On ne peut chuter d'un intime dérobé à son propre jeu Le coeur excentré appuie sa poitrine au pourtour du vide Aucun bras tendu ne repousse le poison Ridées Ses racines s'échappent du regard Il y a dans la blessure l'épaisseur r ouge D'une pomme