Dédale

Publié le par Eric Costan

 

 

1*

 

J'ai rendez-vous

Au milieu des robes

Des chats et des places

Avec un fantôme

Celui de la fable étranglée

Des chemins refusés

Je me perds toujours dans les pages des cahiers lacustres

 

2*

 

Venise est vide

Pleine de soleil et de canaux

Mais les arches et les ruelles ne mènent à rien

Si j'y pense trop

J'inonde la ville

 

3*

 

J'enleve son nom à la cité ébahie

Je ne sais rien de sa genèse

Rien de la foule

L'eau salée n'est pas la mer

La rue n'est pas la route

L'eau est un pas

Je pose un pas hermétique sur chaque quartier de murs

Un pas sur l'eau

Un pas au dessus de l'eau

L'œil ne connaît que la façade

Le voisin n'est pas l'habitant

Le chat n'est plus

Et l'herbe est morte

J'invente l'absence de ce qui fait la ville

Et nomme ce qui fait sa douceur

Tout glisse entre les murs

Les murs si beaux

Et les façades fantômes

 

4*

 

La ville posée là est miracles

 

Les canaux drainent la poussière

Son labyrinthe rompt les courses

 

Marche et vogue à mes côtés

       mon Soleil

L'inflexion de la lumière

       sur toi

N'a pas de prise

 

 

 

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Publié dans Poème

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J
Là je les aime tous, tous tous.
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E
Oui oui oui <br /> Merci
B
Nous vous suivons, pas à pas
Répondre
E
Bienvenue Béatrice.
C
Bravo Eric!
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E
Merci Colette . Je t'embrasse
S
On te suit dans ce dédale!!
Répondre
E
Bienvenue Sophie dans mes circonvallations !