Top articles
-
A tes mots
(Peinture Jacques Stella) À tes mots réminiscence Le grand nord L’animal tout juste mort Le chasseur plonge ses deux mains dans la matière fumante Il mange aigle un peu de foi et donne aux chiens le sacré Ne laisse pas le chasseur prendre ton feu à pleines...
-
Le val sans retour
(Dessin: Laure Kefta) Nous passons le val dans la beauté Matin d’ombre et palais de rosée Tu prends les fils d’anges les prismes les cieux dans ton sillage Moi c’est l’aubépine arbre où l’on pendouille qui grièche mon coeur
-
Réveil
L’aube vient me chercher D’avoir dormi dans ton sourire le ciel est d’un bleu de peintre Je me hisse par la fenêtre Celle sous le nuage Toi à ton réveil as-tu gardé mémoire de mon passage J’ai ta trace comme celle de l’oreiller sur tout le corps http...
-
Ombre portée
(Photo : Julie Ladret) Tout ce qui fut dit là poésie dans la lumière est ombre portée de ma personne Tout ce qui est écrit là sur le velin de ma page reste simple revers de mon chant J’habite le vide entre les êtres palais faramineux de la solitude
-
Bien avancé
(Photo Julie Ladret) Les vents ont soufflé tout le jour La nuit Et encore Je suis descendu de la croix Celle des chemins J’ai posé un calvaire Là Il ne bougera plus Et je m’assieds dessus Bien avancé
-
Vague lexicale
Je pose la main sur la plage de ton ventre Aux doux des dunes et des filières Une tempête d'interdits J'y trouve des bois flottés des verres polis des coquillages Ton sable sous la plante de mes mains Et j'aimerai que l'on marche ainsi sur mon corps de...
-
Sang de mûres
Septembre délivre son sang de mûres À nouveau le temps fuit écorché Ma couronne fond s’étale cautérise l’ennui Le long de mon cou coule ce sucre doré Darde ta langue à l’ivresse musèle nos lèvres Je veux sentir nos vies rouler derrière mes yeux
-
Je souffle au désir
(Photo Jehanne de Champvallon) Je souffle au désir un soupir et puis le ciel et l’amer s’enivrent dans le soir Je suis au centre d’une diagonale exacerbée
-
Le vent d’ici n’a pas d’ami
(Photo Jehanne de Champvallon) Le vent d’ici n’a pas d’ami Tristesse Parfois il caresse la nuque tutoiement morsure osée et s’en retourne interdit La sagesse brasse à rebours ce rêve perdu comme au matin Mais moi je ferme les yeux
-
Accrochée à mon rêve
(Peinture: W. Siudmak) Accrochée à mon rêve ta respiration Être sûr de revenir J’ouvre un soleil à pleines mains avant de plonger au-delà Tu ne demandes rien jamais Sûre de toi
-
C’est un pays sans rossignol
C’est un pays sans rossignol Beau bleu et brave La sève y est verte même dans les veines Comme si la terre jalouse voulait corriger l’amour non maternel Tout passe dans le vent les mots les papillons Mais c’est un pays sans rossignol
-
Ecrire
(Gravure Elsa Ohana - Filature) Ecrire Concevoir le secret des choses Creuser pour emplir le néant Le souvenir d’un regard La pensée tiède de l’envie Ta peau dorée d’espoir Geler pas à pas la surface hasardeuse d’un chemin d’eau
-
Par le rêve
( Photo Danielle Déniel ) Un bout de bois arbre présent et absent Enfant singulier je prie des deux côtés J’entre eau et lumière Dans ton rêve
-
Mais
J’aurai dû t’appeler mais le matin était parfait - Bourdon pataud piégé sous les étamines d’un pavot - Je n’en sortais pas
-
Le vent ne disait rien
Le vent ne disait rien Engouffrait les envies Il manquait la fraîcheur Ou la magie d'une pluie La vie devant la vie derrière Nos doigts immobiles
-
Bleuté
(Photo Joëlle Pétillot) J'ai trouvé aux confins des sables Un sourire d'octobre Pâle et sincère Juste contenir Ces vides incompressibles Il n'y aura dans le manque Jamais de douceur
-
Éveil
(Photo Elis Podnar) La pluie éveille ma traversée Chaque goutte est un avenir perdu Le bien Le mal S'écoulent Ruissellent J'avance sur les pas de l'eau
-
Mademoiselle de J.
On ne peut chuter d'un intime dérobé à son propre jeu Le coeur excentré appuie sa poitrine au pourtour du vide Aucun bras tendu ne repousse le poison Ridées Ses racines s'échappent du regard Il y a dans la blessure l'épaisseur r ouge D'une pomme
-
Septembre blanc
Je fais ce geste de ne pas mêler le fruit à la terre Mais de l'élever Au petit matin la lune fuit dans les champs Septembre blanc Serais-je Intimement recueil ?
-
Deux mondes
( Photo: Yoshiro Kimura ) Chaque jour j'accepte deux mondes Mon sentier désert Court les jardins publics L'os de ta hanche parfois Me visite d'un battement de cils J'ignore la couleur de ton matin
-
Suspendu
( Photo Cédric Merland ) La montagne effondrée Je reste suspendu Donne-moi le la Mon ciel extraordinaire Ta peau à petits pas
-
Un silence soudain
( Clo Grenaille - Céladon céleste - Encre sur glace ) Un silence soudain Sans harmonie Au coeur l'absence Le vide prend corps En profondeurs Y sombrent des galops Entiers Comme des nuages J'arpente du poing ce lac gelé Endormi dans le miroir
-
Frisson
( Loisel & Tripp - Magasin Général 4, Confessions ) Tu ne dis plus mon nom Ne l'écris plus Il courait sous ma peau Araignée de cils J'entends sa musique Inhalée Prête à rompre le silence Deux fois Grattement à la porte Mon nom Et les étoiles dansent
-
Parapet
(Le Parapet - Sabine Lavaux-Michaëlis) Dérive des continents Seul sur la rive j’observe De l’autre côté du méridien Les hommes s’éloignent Chacun son bloc de glace Quelqu’un devrait leur dire J’ai envie de t’embrasser Mais n’approche pas
-
Il y a
Il y a Sur ma tartine aux fruits de juillet Un soupçon de brûlé Quelque prénom Peut-être