feux follets

1°
J’écrirais bien la seconde écartée
L’ombre du passage
Les deux mains appliquées le temps du croissant
Pour soutenir la voûte
2°
L’équipage du crépuscule
Ferme ses pans à mes pas
Le noir des bois suinte
Une fenêtre suspendue veille
Beffroi doré
La nuit tient dans sa poigne
Tel est citadelle qui croyait prendre
3°
Tends le bras et lâche
La pierre
fracasse
la surface
enfoncée
Reste le bruit du galet dans le noir englouti
4°
J’ai trouvé imaginable un nouveau passage
Quelques lignes poussières échappées des soupirs
Des frôlements de Gorgones
A noter au carnet des empreintes
5°
Je n'ai pour océan que le ciel
Vagues nuages vaisseaux fantômes
La lune
pleine
Crache son encre
Terrasse l'aube jusqu'à plus tard
Oh Garçon
Attache-moi à l'ombre du halo
Je crois que je suis fou
6°
Peut-être
Pourraient partir les peines
feux follets
Finies à jamais
Tourbillons balayés vers l’est
Ma main s’élève
Anaphorique
Et plaque à chaque mesure
Les mêmes croix
Qu’elle brûle
7°
La forêt s’est fermée
Dans la nuit
sans le raffut du ruisseau
Les harpies finissaient leur mets
Las j’ai trouvé la lisière
Dérangeant l’inquiétude
Sur son arbre
Un vers à l’endroit
Un verbe à l’envers
Poucette au creux de ses contes
Consumait mon front d'enfant
Tout l'or des mots s'est répandu
Comprends mes cendres