feux follets

Publié le par Eric Costan

    

        1°

 

J’écrirais bien la seconde écartée

L’ombre du passage

Les deux mains appliquées le temps du croissant

Pour soutenir la voûte

 

 

         2°

 

L’équipage du crépuscule

Ferme ses pans à mes pas

Le noir des bois suinte

 

Une fenêtre suspendue veille 

Beffroi doré

La nuit tient dans sa poigne

 

Tel est citadelle qui croyait prendre

 

 

         3°

 

Tends le bras et lâche

 

La pierre

fracasse

la surface

enfoncée

 

Reste le bruit du galet dans le noir englouti

 

 

         4°

 

J’ai trouvé imaginable un nouveau passage

Quelques lignes poussières échappées des soupirs

Des frôlements de Gorgones

A noter au carnet des empreintes

 

 

         5°

 

Je n'ai pour océan que le ciel

Vagues nuages vaisseaux fantômes

La lune 

         pleine

Crache son encre

Terrasse l'aube jusqu'à plus tard

Oh Garçon

Attache-moi à l'ombre du halo

Je crois que je suis fou

 

 

      6°

 

Peut-être

Pourraient partir les peines

       feux follets

Finies à jamais

 

Tourbillons balayés vers l’est

 

Ma main s’élève

Anaphorique

Et plaque à chaque mesure

Les mêmes croix

Qu’elle brûle

 

 

        7°

 

La forêt s’est fermée

Dans la nuit

       sans le raffut du ruisseau

Les harpies finissaient leur mets

Las j’ai trouvé la lisière

Dérangeant l’inquiétude

 

Sur son arbre

Un vers à l’endroit

Un verbe à l’envers

Poucette au creux de ses contes

Consumait mon front d'enfant

 

Tout l'or des mots s'est répandu

Comprends mes cendres

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Publié dans Poème

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Commenter cet article
M
Les peines feu-follets partent et reviennent, s'accrocher au croissant de lune et rejoindre le pays des effacements...
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M
L'or des mots tu dois les retenir, mais oui, tu sais...
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E
Juste le trouver, ensuite il est volatile.<br /> Merci Marine