Vénus

Publié le par Eric Costan

( V.Vassiliev - Erotikon )

 

Puisque je n'existe plus

Je vais pousser les aiguilles du désir vers les lueurs de l'aube

Des crépuscules

L'inconstance de l'Etoile sera mon berger

Je volerai les bonheurs du bord des routes

Je ferai palpiter des noms comme on casse les silex

Avec des éclats de cœurs

Les mots d'amour frappaient ta bouche

Ils fondront dans des flaques

Ils briseront les reflets

M'empêcheront de crier le vif de l'écorchure

Je vais retrouver les ailes de la solitude

Puisque je ne te suis plus

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Publié dans Poème

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H
Voilà que Rimbaud nous revient ! il était temps !
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E
C'est très gentil cette hyperbole .<br /> Merci Hélène.
M
Briser les silex, crier ses blessures puisque rien de plus n'est possible...
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E
Avec force .
M
Encore plus percutant en seconde lecture
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E
Merci Michèle. Tant mieux.
J
La seconde partie est plus violente, plus écorchée, plus "de chair". Tu sembles avoir voulu adoucir cela par les quatre premiers vers, qui contrastent. Ils pourraient ne pas être là... Mais c'est un ressenti purement personnel, j'ai trop de respect pour l'écrit des autres en général et tes mots en particulier pour te dire "raye". Pour moi, voilà, le poème commence à "Je volerai...".
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E
C'est l'inverse. Le poème est parti vers la révolte . Mais tu as raison dans ta lecture.
S
A relire, il me raconte autre chose: ta force! déjà....je volerai les bonheurs du bord des routes! déjà tu cherches dans le vif de l'écorchure...
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E
Ou à écorcher le vif.<br /> Merci Sophie de cette lecture.