Ulysse

Ta voix kaléidoscope
Ta belle voix de sirène
Ta langue tressée du nerf des noyés
Brûle ma peau
Suce mes pleurs
Mais le vert de l'iris te résiste
Et mon corps est un livre scarifié
Tu veux blesser aux cicatrices
Mais tu ne sais pas les dire
Tu ne sais pas me lire
Je suis le dit d'une vouivre
Et mon cerveau le long des saulaies
Coud l'œuvre des fleuves
Avant même mon passage
Prendre la caresse de tes mots
Courber l'onde de tes chants
Fuir cette folie
Reste Sirène
Au pays de tes merveilles
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