Ulysse

Publié le par Eric Costan

 

Ta voix kaléidoscope

Ta belle voix de sirène

Ta langue tressée du nerf des noyés

Brûle ma peau

Suce mes pleurs

 

Mais le vert de l'iris te résiste

Et mon corps est un livre scarifié

Tu veux blesser aux cicatrices

Mais tu ne sais pas les dire

Tu ne sais pas me lire

 

Je suis le dit d'une vouivre

Et mon cerveau le long des saulaies

Coud l'œuvre des fleuves

Avant même mon passage

 

Prendre la caresse de tes mots

Courber l'onde de tes chants

Fuir cette folie

 

Reste Sirène

Au pays de tes merveilles

Publicité

Publié dans Poème

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
en mélangeant la voix , la langue, et l'iris, tu parles à tous les sens . universel poème, où parfois l'incompréhension est là, où l'on ne peut rien dire: "tu ne sais pas me lire" oh! combien ces mots peuvent bouleverser... N'y aurait -il pas deux poèmes en un? ou est-ce juste le choix qui est difficile?une grande incertitude ce poème!
Répondre
E
Une sirène s'en est pris au fils des ruisseaux . C'est la seule histoire .<br /> Merci pour ta lecture Sophie
J
Je lis et relis... Je ne parviens pas à sentir si la supplique de la fin est pour que rien ne change, ou si c'est une forme de rupture fêlure, le "reste sirène" étant alors une façon de dire que le scripteur, lui, change et passe à autre chose. Mais le sait-il, lui-même ? En tout cas cette incertitude est belle à lire, comme quelque chose qui fait du mal pour faire du bien.
Répondre
E
Également Joëlle. Merci pour cette lecture.