La boue

Publié le par Eric Costan

(Arte Bibi. Croquis à la sanguine. 1985)

C'étaient des géants
De poils et de formes
Hermétiques stricts ou réactifs 
Tout finissait mal
Tu te souviens des larmes
En rideau en averse
Des seaux entiers
Et des dizaines de milliers de  cris
Injustes et inutiles 
Tout cela frappait la terre en même temps 

Mêlé

Ce n'est pas parce que tu ne t'aimes pas 
Que les gens ne t'aimeront pas 
Croyais-tu
Et des dizaines de milliers de mots 
Justes et inutiles 
Plus tard 
Ces géants hermétiques de poils et de formes 
Pétris eux aussi de boue
Ne t’ont pas aidé

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Publié dans Poème

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M
Seul parfois face à la dureté du monde, enfermé, un peu perdu, on cherche une issue, un peu de lumière...
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E
Mais le poème est là avec toute sa magie.
S
Superbe et déchirant, Eric. Tant de puissance charriée en quelques vers.<br /> Et ce "Tout cela frappait la terre en même temps "... Merci à toi.
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E
Je suis très content qu'il te plaise ce texte Sylvie. Merci
M
Fort, émouvant. Tripes nouées par la puissance d'évocation des larmes en rideau en averse....
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E
Merci Michèle.
P
J'avoue que ce texte me laisse perplexe. Pour moi il touche tellement de sujets différents : colère de la nature, mal être personnel, hommage aux victimes de la nature. Je n'interprète que selon mon ressenti personnel et je suis peut être bien loin de ce que tu voulais exprimer. Encore une fois des mots forts.
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E
merci pour ta visite Bri! <br /> Juste un regard sur un certain type de rapport humain. <br /> Mais la lecture est libre d'interprétations.
C
Puissant ! Magnifique !
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E
Merci Colette. Merci.